Attention : pas d'automédication

 

Il faut savoir consulter :

 

- quand on souffre au niveau de l'anus

- quand on constate du sang sur le papier toilette ou dans la cuvette ou en dehors des selles

- quand on perçoit une grosseur à l'anus

- quand on salit le slip ou la culotte

 


Attention  aux troubles du transit récents et persistants

 

Il faut savoir consulter dans ces situations :

 

- absence de selles

- selles dures ou difficiles

- plus de trois selles liquides

 

 

Attention  aux facteurs de risque familial (dès 45-50 ans)

 

Dans tous les cas, il est nécessaire de procéder à un bilan proctologique clinique comportant :

 

- un interrogatoire précis et bien ciblé

- un examen externe de la région anale

- un toucher anal et rectal

- une anuscopie (instruments jetables)                      

- une rectoscopie au tube rigide (instruments jetables), si nécessaire

 

Dépistage de masse du cancer recto-colique

Le dépistage de masse est dans tous les cas valable par le test hémoccult à partir de 45-50 ans : recherche de sang occulte dans les selles non visible à l'oeil nu par prélèvements sur 3 selles.

 

Dépistage individuel

La coloscopie totale systématique est pratiquée si un test hémoccult  se révèle positif ou s'il y a un bilan proctologique évocateur.

 

S'il y a une exceptionnelle contre-indication à la coloscopie totale, il est possible de pratiquer :

  • une coloscopie partielle sans anesthésie générale, associée au lavement baryté complémentaire
    ou
  • une coloscopie virtuelle (colo-scanner en 3D) dont les indications sont très limitées.

 

Attention, au cours de certains régimes amaigrissants, à un problème fréquent :

 

La constipation est source fréquente de poussées hémorroïdaires et de fissures à l'anus, d'où l'intérêt d'une diététique laxative complémentaire.

 

 

Attention : une première intervention mal faite peut être source de récidives !

 

Il n'y a pas de chirurgie mineure . La chirurgie anale, autant sinon plus qu'une autre, exige compétence et minutie.

 

Une première intervention mal faite peut être source de récidive, de gêne, d'inconfort et parfois hélas, d'infirmité à vie.

 

La responsabilité du médecin qui oriente, et surtout du chirurgien qui opère, est donc grande : si celui-ci ne se sent pas capable d'assumer en totalité l'acte chirurgical, il doit savoir passer la main. Tout le monde lui en saura gré.

 

Attention : hémorroïdes


Les hémorroïdes sont des formations anatomiques normales existant  dès la naissance, de nature vasculaire, davantage artérielles que veineuses qui peuvent se transformer en un état pathologique :
Il s'agit alors de la maladie hémorroïdaire.

C'est pourquoi il ne faut traiter les hémorroïdes que lorsqu'elles font parler d'elles

1. Comment puis-je savoir si j'ai des hémorroïdes ?

Tout le monde en a dès la naissance, le problème, c'est de les traiter quand elles sont malades.

2. Quelles sont les troubles qui peuvent évoquer la maladie hémorroïdaire ?

La douleur à l'anus, les saignements, les suintements de mucus ou de matières, les démangeaisons ou la sensation d'un chose anormale à l'anus.

3. Existe-t-il une prévention de la maladie hémorroïdaire ?

Oui, par une bonne hygiène locale et alimentaire, notamment laxative en évitant les excitants, les épices, l'alcool et le café fort en quantité.
 
Beaucoup de problèmes hémorroïdaires sont provoqués par des troubles du transit intestinal ; diarrhée ou surtout constipation d'ou, l'importance d'un régime alimentaire laxatif d'un traitement par des médications appropriées non agressives.

Attention : douleur anale sans causes organiques

 

On parle parfois de névralgies ano-rectales :
 
Il s'agit en fait de douleurs rebelles qui sont appelées aussi algies essentielles par opposition aux douleurs symptôme.

Il s'agit en fait d'un ensemble de manifestations somatiques et psychiques ne pouvant être apportées à aucune affection proctologique présente ou du moins actuellement décelable.

 

Ces algies entrent dans un contexte extrêmement difficile qui justifient souvent un bilan fonctionnel, notamment une manométrie ano-rectal, parfois même un électromyogramme, une échographie sphinctérienne et d'autres examens complémentaires type I.R.M.
 
Le traitement par rééducation musculaire, avec ou sans électrostimulation, associé à des techniques de biofeedback, apporte souvent une amélioration.